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Cameroun : plaidoyer pour la légalisation de la pêche artisanale

L’Organisation mondiale du commerce veut conclure les négociations sur la fin des subventions à la pêche, qui se tiennent depuis 20 ans. Cependant, comme nombre d’autres pays émergents, le Cameroun refuse certains termes de l’accord actuellement en rédaction, notamment en ce qui comporte le statut légal de la pêche artisanale

La question du statut de la pêche artisanale divise les grandes économies et les pays émergents au sein de l’Organisation mondiale du Commerce. Le Cameroun a fait entendre sa voix lors de la réunion ministérielle du Comité des négociations commerciales de l’OMC sur les subventions à la pêche du 15 juillet 2021. Le ministre camerounais du Commerce a estimé que l’accord sur la fin des subventions de la pêche devrait être amendé. Dans son allocution, il a indiqué que le Cameroun ne reconnaît pas la pêche artisanale comme une activité illicite.

“Le Cameroun qui  n’entrevoit pas la pêche artisanale  comme partie de l’Accord en cours, demande son exclusion du champ de l’Accord, étant donné que ce genre d’activité participe de la sécurité alimentaire, de la politique de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté.”

“Les pratiques de pêche non durables continuent de faire des ravages dans nos océans . Encouragés par le soutien financier du gouvernement, nous cherchons à discipliner”

L’OMC veut trouver dans les meilleurs délais un accord consensuel aux négociations pour la fin des subventions à la pêche. Notons que ces discussions sont en cours depuis 20 ans. La pêche telle qu’actuellement pratiquée est responsable de la recrudescence des captures de poissons, contribuant à la déplétion des stocks halieutiques à l’échelle globale. La directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala plaide pour une solution en faveur d’une pêche durable

La pêche capte des subventions d’un montant de 35 milliards de dollars chaque année. La signature d’un accord sur les aides gouvernementales en direction de ce domaine pourrait permettre d’augmenter de 12,5 % le stock de poissons d’ici 2050, selon des experts.

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